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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/196

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la chronique

qu’elle instituait de la sorte en faisant juge d’un différend de pareille nature le représentant du pouvoir exécutif, elle avait proposé de s’en référer aux tribunaux. Plus indépendants que les préfets, des juges seraient-ils beaucoup plus compétents ? Il fallait du moins leur indiquer une règle de conduite susceptible de les guider dans l’application d’un cas délicat. Un amendement libéral accepté par la commission spécifia qu’on s’en rapporterait en toute circonstance et avant tout « aux règles générales de l’organisation du culte dont les associations auraient pour but d’assurer l’exercice ». Cela revient à dire que la hiérarchie ecclésiastique sera respectée et que, de deux associations catholiques par exemple, celle-là devra être considérée comme orthodoxe qui est reconnue par le curé, le curé étant d’ailleurs d’accord avec son évêque et l’évêque tenant ses pouvoirs du Saint-Siège. Le simple bon sens et la plus élémentaire loyauté recommandaient l’adoption d’un texte semblable, seul susceptible d’assurer la paix religieuse en ne créant pas pour ainsi parler une « prime au schisme ». L’unanimité néanmoins fut très loin de se rencontrer. Il ne fallut pas moins que l’énergique intervention du