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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/194

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la chronique

Concordat avait été une première séparation de l’Église et de l’État — ou même une seconde, la première remontant à la parole de Jésus-Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il est certain qu’on ne saurait confondre un corps de doctrines avec l’Église qui est un gouvernement et qu’en somme les concordats empêchent les pouvoirs laïque et ecclésiastique d’empiéter l’un sur l’autre comme ils y ont une tendance naturelle. Toute cette partie — qu’on pourrait appeler préalable — de la discussion revêtit un caractère plus académique que politique. L’opinion en fut agréablement surprise tant en France qu’à l’étranger. Le spectacle n’était pas sans grandeur du parlement d’une puissante république traitant en termes élevés et dans un calme absolu un sujet si grave. Mais l’académisme n’avance pas beaucoup les affaires pratiques d’un pays et peut-être eut-il mieux valu de part et et d’autre renoncer à quelques idées générales et à quelques belles périodes pour serrer de plus près encore le détail de l’organisation future.