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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/191

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complète pour n’y pas revenir. Une proposition de MM. l’abbé Gayraud et Georges Berry, députés, tendant à ajourner la discussion après les élections législatives de 1906, reçut un médiocre accueil. Nul ne poussa l’abnégation jusqu’à inviter le président de la République à dissoudre la Chambre des députés pour en appeler au pays. Selon la Constitution, le chef de l’État possède ce droit et peut l’exercer, d’accord avec le Sénat. Mais depuis la malheureuse expérience faite par le Maréchal de Mac-Mahon, en 1877, aucun président n’y a eu recours. En l’espèce, c’eût été le seul procédé raisonnable au cas où l’on aurait jugé nécessaire de consulter le suffrage universel sur l’opportunité de la séparation. Car ajourner le débat au printemps de 1906 serait revenu à déchaîner une longue et stérile agitation de nature à jeter inutilement du désordre dans la vie nationale.

La commission chargée par la Chambre de rédiger, comme il est d’usage, un rapport sur le projet de loi présenté par le gouvernement désigna comme rapporteur M. Briand. Nous avons dit que M. Briand avait, l’année précédente, déposé lui-même un projet de loi empreint de libé-