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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/17

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vée seront levées sur eux au profit du maître dont l’altier donjon dresse déjà, au centre du domaine, ses créneaux restaurés.

Ayant fait ces choses, Bismarck parut éprouver une grande satisfaction et le désir d’un repos bien gagné. La situation créée par lui n’était pourtant pas heureuse. L’Allemagne nouvelle se trouvait prisonnière dans son épaisse enceinte et condamnée à y étouffer. Des souvenirs de haine lui interdisaient de cultiver au Nord et à l’Ouest, de fécondes amitiés. Entre elle et ses voisins de l’Est le germe était posé d’un conflit redoutable. Des alliances sans portée l’unissaient aux ennemis inévitables de son avenir : l’Autriche qui continuait de détenir une portion du patrimoine germanique et l’Italie dont les ambitions viendraient croiser les siennes à Trieste. Les routes de l’Orient fermées, point de ports, point de vaisseaux mais de vastes propriétés et de gros revenus : réjouissante situation pour un rentier, triste opulence pour une nation !

Essais coloniaux.

Depuis bientôt quinze années, Guillaume ii a