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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/152

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la chronique

mine également. Qu’il pleuve dans ces régions, on n’en saurait douter car les récits des voyageurs mentionnent très fréquemment des pluies et même abondantes. Mais ils mentionnent également des sécheresses persistantes et le moins que l’on puisse dire c’est que, sous ce rapport, le régime habituel est celui de l’irrégularité et de l’imprévu. Par contre, la présence d’eaux souterraines a été constatée à des points si fréquents que l’étendue de la nappe aquifère ne saurait plus faire de doute. Il est bon de remarquer que la mauvaise réputation du Sahara à cet égard semble avoir influé sur le jugement des hommes. On en est venu y à appeler mare ce qui, en d’autres portions du globe, s’appellerait couramment étang ou lac : telle la « mare » d’Aïn Taïba mesurant 100 mètres de diamètre et 5 mètres de profondeur au centre. Il est vrai que ces étendues liquides sont sujettes aux variations dont l’énorme Tchad leur donne le détestable exemple. Une caravane évalue très justement à vingt-cinq hectares la superficie d’un lac comme le lac Menkhough ; la suivante le trouvera réduit d’un tiers ou de moitié. Les puits artésiens assurent un débit bien autrement constant que les oueds par lesquels