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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/150

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la chronique

meaux, venaient grossir la caravane. D’utiles précautions avaient été prises. Par exemple, on avait créé à Temassinin, situé presque à moitié route entre Ouargla et Tadent, un poste provisoire d’où on put rester en contact avec la mission jusqu’aux approches de l’Aïr. Le calcul se trouva juste et le dernier contact s’opéra à In-Azaoua au sud d’Assiou.

Nous n’avons pas à suivre la mission Foureau-Lamy dans ses pérégrinations ni à en résumer ici la glorieuse histoire. Nous n’avons pas davantage à raconter les voyages subséquents qui ont achevé de faire connaître le Sahara. Plusieurs expéditions partirent d’In-Salah, les unes pour faire le tour des monts Hoggar ou parcourir le Mouydir, les autres pour rencontrer à Timissao un détachement envoyé de Tombouctou ; pendant ce temps, on poursuivit l’étude de l’hinterland sénégalien. De cet ensemble d’efforts se dégage la notion d’un Sahara nouveau, très différent de celui que persiste encore à se représenter l’imagination populaire et auquel avaient cru bien des gens instruits mais de jugement trop prompt et trop absolu.