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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/126

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la chronique

teur est très porté à garder ce bénéfice pour lui.

La tentative de réforme fiscale opérée en 1901 par l’imprudent Abdul Azis a produit des résultats désastreux. Le Tertib ou droit fixe sur les attelées de labour, destiné à remplacer l’Achour ne parut pas seulement un attentat sacrilège contre le Coran mais il se heurta à des difficultés d’application peu ordinaires. Le dernier essai de perception aboutit, dit-on, en janvier 1905, à la bastonnade du percepteur par ses contribuables ; cela se passait près de Mekinez ; le pauvre fonctionnaire s’enfuit sans réclamer son reste. Le plus fâcheux c’est que les anciens impôts ont à peu près cessé d’être payés sans que le nouveau le soit davantage.

Tout ce que nous venons de dire s’applique en général aux tribus non privilégiées du pays makhzen et, d’une façon partielle et intermittente, à certaines tribus du pays siba qui, faibles ou vivant pour ainsi dire en bordure du pays makhzen, acceptent de répondre aux exigences gouvernementales à condition qu’elles ne dépassent pas les limites raisonnables. C’est ainsi que ces tribus se laissent imposer des caïds nommés par le sultan, quitte à ne leur permettre d’exercer