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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/125

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destinés aux pauvres ; l’Achour, c’est le dizième du revenu ; la Zekkat représente environ 2,50 pour 100 du capital. Un troisième impôt d’allures purement civiles, la Naïba, et dont les tribus privilégiées sont exemptes, varie selon le bon plaisir du Makhzen. La Naïba peut se payer en nature comme en espèces ; aussi arrive-t-il au gouvernement d’être riche en approvisionnements superflus et de se trouver néanmoins fort à court de numéraire. Il existe encore une sorte d’impôt souverain nommé la Hedia et qui consiste dans l’envoi au sultan, à l’occasion des trois grandes fêtes religieuses, de présents dont la valeur d’abord facultative a été fixée en principe à mille mikdals par tribu. Le Makhzen a quelques autres ressources plus sûres : d’abord les droits de douane puis certains droits, perçus par exemple sur la vente des animaux, sur une catégorie spéciale d’héritages, enfin la régie du tabac et l’administration des biens habous (c’est-à-dire inaliénables) des mosquées ; il y a encore le change dont on arrive à tirer agréablement quelque profit. C’est ainsi que le douro (5 pesetas) est accepté à la perception pour 3 mikdals quand il en vaut 14 ; bénéfice, 11 mikdals. Il est vrai que le percep-