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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/77

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pendre exclusivement des tendances gouvernementales. Par delà les gouvernants qui passent, le pape aperçoit la nation qui demeure. Évidemment le nouveau pontife ne s’appuiera pas sur elle comme l’avait fait son prédécesseur, par la raison surtout que Léon xiii était un profond politique combinant ses actes en vue d’un long avenir ; mais Pie x ne la délaissera pas non plus et il n’y a pas à craindre qu’il lui marque des tendances hostiles. La question est de savoir jusqu’à quel degré la conscience de ses responsabilités de chef de l’Église lui permettra de pousser l’esprit de conciliation.

Le concordat subsiste toujours : le Vatican n’a pu que protester contre la dissolution systématique des congrégations et contre certaines entraves apportées à l’exercice du culte ; il n’y a pas là matière à conflit, mais seulement à tension de rapports. Il en va autrement au sujet de la nomination des évêques. Plusieurs diocèses sont actuellement sans titulaires, le gouvernement français ayant tout à coup élevé des difficultés à propos d’une formule employée presque constamment depuis François ier dans l’énoncé des bulles délivrées par le Saint-Siège aux évêques nouvelle-