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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/73

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tement par rapport à ceux de ses collègues. Ni M. Brisson, ni M. Dupuy, ni M. Waldeck-Rousseau ne l’avaient gêné ; aucun de ces trois premiers ministres ne s’était inquiété de sa façon d’agir et n’avait cherché à l’influencer dans un sens ou dans un autre. M. Combes avait moins d’autorité personnelle que ses prédécesseurs pour modifier l’état de choses existant. Mais il avait par contre l’autorité de la loi et des divers décrets l’interprétant. Comment éluder l’application aux colonies d’une législation établie dans la métropole ? Comment l’éluder surtout alors qu’elle était étayée par la bruyante approbation d’une majorité douteuse si l’on considère le pays, mais certaine si l’on considère le parlement ; et c’est, après tout, le parlement qui est le maître ? D’autre part, pour ignorer la valeur numérique du concours donné aux écoles françaises par les congrégations religieuses hors du territoire métropolitain, il faut être singulièrement mal renseigné sur ce qui se passe au loin ; il faut l’être plus mal encore pour ne pas savoir que les puissances étrangères guettent pour s’emparer de ce fromage, l’instant où, comme le corbeau de Lafontaine, nous le laisserons tomber de notre bec. Évidemment les députés savent ces