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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/249

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crée inconsciemment par ses propres erreurs, par ses divagations, par ses passions. Elle naît des divergences et des malentendus, des évolutions et des métamorphoses, des hérédités et des capitulations. Et ainsi sans rien enlever au roman français des inconstestables mérites qui sont siens, elle le relève et l’ennoblit.

Nous insistions dans la chronique de 1900 sur la déchéance morale du roman provenant des habitudes vicieuses dans lesquelles il s’obstinait. Ce n’est pas qu’il y ait encore renoncé et la description surexcitante, l’épisode non pas sainement gaulois mais savamment pimenté y représentent encore des obligations auxquelles les auteurs n’osent pas se soustraire. Il y a progrès néanmoins.