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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/247

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de france

Saëns et surtout l’Iphigénie en Tauride de Gluck récoltèrent des ovations méritées. Essayez-donc de jouer Macbeth à Orange et de chanter les Erinnyes à Bussang… cela n’ira plus. Pourquoi ? Étrange lien de l’homme avec la nature. Les œuvres qu’il compose sont tissées de soleil ou de brume, de somptuosité ou de rudesse selon les horizons qui les virent éclore ou qu’elles évoquèrent. Mais brume ou soleil, le plein air est un élément de beauté. Ne l’oublions plus.

La Fatalité moderne.

Si l’on choisit, parmi les œuvres des romanciers en vogue, les dernières venues par exemple : Au Soleil de Juillet de Paul Adam, La Maison du Péché de Marcelle Tinayre, le Maître de la Mer du Vicomte de Vogué, l’Étape de Paul Bourget, — bien d’autres seraient encore à citer — on remarque une tendance de plus en plus évidente à faire intervenir cette force aveugle, anonyme et mystérieuse que les anciens nommaient la Fatalité. Les auteurs français ne se souciaient plus d’elle et avaient fini par oublier le chemin de sa demeure. Tout au plus quelque incident secondaire surgi au