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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/244

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la chronique

leur action s’est exercée sur un public restreint mais choisi. Tous ceux qui s’occupaient de théâtre soit pour écrire, soit pour jouer, ont suivi avec attention l’entreprise d’Antoine et y ont réfléchi ; cela a été pour eux le point de départ d’efforts nouveaux dans des directions nouvelles. Ainsi il n’est que juste de faire à chacun la part qui lui revient dans ce mouvement rénovateur et de reconnaître à l’origine l’action étrangère lointaine mais évidente et celle, plus proche, d’Antoine et de ses collaborateurs.

Théâtres en plein air.

L’initiative si heureuse et si originale prise par M. Maurice Pottecher, le créateur du théâtre populaire de Bussang, a commencé à donner ses fruits ; il est acquis désormais qu’un plein succès attend les tentatives de restauration de l’ancien art dramatique qui avait la nature pour cadre, les passions simples pour ressort et la foule pour auditoire. La suppression de la plupart des « aides » modernes, jeux de lumière, machinerie, changements soudains, luxe de décors, oblige l’auteur à s’en tenir aux grandes sources d’émotion — toujours les