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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/241

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de france

xxe siècle est retombé, en écrivant l’Adversaire, dans les vieux errements. Et le succès rencontré n’a pas dû le décourager ; il est certain que le tempérament français est particulièrement apte à goûter la diversité d’impressions successives que crée le vaudeville… En tous les cas si le vaudeville ne doit point mourir, il a cessé d’être un tyran ; on ne sera plus obligé d’accepter sa loi et d’y obéir aveuglément. Son despotisme est terminé, c’est le principal.

Influence du théâtre étranger.

À l’heure où les Français trouvaient à reprendre à leur propre théâtre et sentaient s’affaiblir l’intérêt excité par les sujets choisis ou la manière de les traiter, des œuvres étrangères se présentaient à eux qui eussent pu les séduire ; elles dénotaient assurément une mentalité bien différente de la leur, des conceptions philosophiques difficiles à admettre, une pensée brumeuse et bizarre comparée à la clarté de la pensée latine — mais, d’autre part, elles revêtaient des formes matérielles similaires à celles de la vie contemporaine et leurs cadres semblaient ouvrir de plein pied