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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/233

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de drames en vers ? Ce serait bien affligeant pour leur avenir car leurs noms jusqu’ici n’ont su paraître sur aucune affiche et le public — il faut l’avouer — bâille d’ennui devant les sonnets osseux et les odes contournées que leurs muses étiques parviennent de temps à autre à glisser dans des revues en vogue ; rien là qui sente le renouveau prédit, rien qui rappelle la chaleur romantique, rien qui indique même un sentiment prêt à s’exhaler en dehors de tout souci de vente ou de réclame.

Rostand ou Hervieu.

En parfait contraste avec une inspiration poétique dont la bienveillance de M. Catulle Mendès n’arrive pas à masquer les aspects douloureusement faméliques se dresse l’art théâtral ; il est manifeste que nous assistons, en France, à une véritable renaissance dramatique. Seulement il s’agit de savoir si c’est bien Rostand qui en gouverne les méandres ; il faudrait prouver encore qu’il est le champion conscient et déterminé du romantisme, et enfin que telle est la cause certaine de sa faveur auprès du public. Ces points sont