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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/232

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la chronique

qualités. Est-on sur le point d’aller au-delà et après avoir rendu au romantisme des galons bien gagnés, va-t-on l’inviter à reprendre le commandement des jeunes troupes ?… M. Catulle Mendès en est convaincu et c’est là sa deuxième originalité. Pour lui tout le mouvement poétique moderne, issu du romantisme, nous y ramène. Où prend-il cela ? Autour d’Edmond Rostand. Le succès étincelant de Cyrano de Bergerac parait l’avoir ému jusque dans le tréfond de son âme ; c’est beaucoup. Et qui n’aperçoit tout d’abord que chargé d’investiguer le domaine de la poésie, M. Catulle Mendès passe pour conclure dans celui de l’art dramatique ?

Le drame en vers est avant tout du théâtre et n’est qu’accessoirement de la poésie. Le plus pur de la juste gloire acquise par Victor Hugo ne vient pas de son théâtre et ni Lamartine ni plus récemment Leconte de l’Isle, Sully Prud’homme, José Maria de Heredia n’ont écrit pour être joués mais bien pour être lus. Est-ce que par hasard, les illustres inconnus qu’à la fin de son travail M. Catulle Mendès mentionne avec plus de conscience que de conviction comme étant les continuateurs du mouvement poétique — est-ce que par hasard ces braves gens auraient écrit beaucoup