Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/224

Cette page n’a pas encore été corrigée
210
la chronique

La difficulté principale provenait de ce que la petite ville de Kastri occupait le site des recherches ; il fallut exproprier un millier de maisons et reconstruire Kastri, pour ainsi dire, un peu plus loin ; on installa, pour faciliter le déblaiement, des chemins de fer Decauville et la plus grande activité régna sur les chantiers. Pausanias servit de guide et, sous sa direction, on découvrit dès les premières années le trésor des Athéniens avec le péan d’Aristonoos et le texte de l’hymne à Apollon. L’année suivante (1895) fut laborieuse et ingrate : sept mois d’efforts ne donnèrent presque aucun résultat. En 1896, on dégagea le Stade, l’Hellenico et la terrasse du temple ; on mit la main sur le trophée de Paul Émile et sur l’Aurige de Polyzalos merveilleusement intact. Les campagnes se succédèrent ainsi par périodes de chances et de désillusions. Prises dans leur ensemble elles ont été couronnées d’un réel succès. Près de 3.000 inscriptions ont pu être relevées ; toutefois ces inscriptions ne remontent pas au delà du ive siècle et elles ont, pour la plupart, un caractère local ; elles ne constituent donc point ces « archives de la Grèce » qu’on espérait trouver ; autre sujet de regrets, il ne restait presque plus rien