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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/220

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la chronique

Les secrets de la terre.

C’est à partir de 1879 que l’activité de l’école se déploya en une série désormais ininterrompue de fouilles et d’explorations. Le beau début de Beulé n’avait pas eu de suite ; quelques coups de pioche donnés à Santorin, à Deloset à Kastri, des voyages scientifiques en Morée, en Macédoine, en Thrace, à Chypre et en Syrie composent un ensemble fort insuffisant ; à noter pourtant, parmi les découvertes heureuses, celles du fameux senatus-consulte de l’an 170 trouvé à Thisbé et d’une série de documents sur la confédération béotienne recueillis à Platée. Bientôt Cyrné (1881), Ægée (1882), Élatée (1883-84), Nemée (1884) livrèrent leurs secrets pendant que M. Holleaux, le directeur actuel de l’école, s’illustrait sur le Ptoïon en retrouvant, avec la grotte qui avait été le premier siège de l’oracle, le naos du dieu, la terrasse de l’autel, les citernes monumentales, enfin des statues et des textes embrassant une période de dix siècles. À Kalopodi fut exhumée la lettre de Philippe v de Macédoine aux habitants d’Abae, — à Livadie, le devis de construction du temple de Zeus basileus — dans l’isthme de Corinthe,