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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/207

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bornant à supprimer les fonctions de directeur ; elles furent rétablies peu après en faveur de Suvée déjà nommé à ce poste sous Louis xvi, et qui n’avait pu, par suite des événements, en prendre possession. On doit considérer que Suvée fut, après Colbert et d’Antin, le troisième créateur de l’Académie ; quand il arriva tout était à refaire ; il reprit l’œuvre ab ovo et la laissa prospère ; il y eût d’autant plus de mérite que Napoléon l’oublia et ne lui fournit pas les moyens de réaliser son généreux dessein. Mais Suvée était un enthousiaste et rien ne le découragea. Dès le début de sa direction il avait négocié l’acquisition de la Villa Médicis et y avait installé les pensionnaires.

Bâtie en 1540, la célèbre villa avait été achetée en 1576 parle cardinal de Médicis lequel s’était plu à l’embellir de mille manières et à la peupler de chefs-d’œuvre ; le Mercure de Jean de Bologne et d’autres objets d’art d’une réputation universelle s’y trouvèrent alors réunis. Vers la fin de son règne, Cosme iii qui en avait hérité dépouilla la villa Médicis d’une partie de ses joyaux, et la propriété elle-même passa en 1737, à la maison de Lorraine. En 1802, le gouvernement français