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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/205

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à Rome se croyaient tenus de rendre visite. Wlenghels en fit part, non sans quelque satisfaction, au duc d’Antin qui répondit : « Je suis fort aise que votre maison ait acquis assez de réputation pour piquer de curiosité les dames et les Anglais… Si dans les admirations qu’on fait de vos ouvrages il y a quelque grand seigneur qui désire quelque chose de nos manufactures des Gobelins ou de la Savonnerie soit canapés, chaises, portières ou tapis, offres leur de ma part. Je les feray bien servir et vous envoyerais les desseins auparavant pour qu’ils choisissent à leur fantaisie. » Ces lignes citées par M. Alphonse Bertrand dans son intéressante étude sur l’Art français à Rome[1] dépeignent à ravir la facilité du surintendant à saisir le côté utilitaire de toutes choses : elles sont bien de l’homme qui répétait si volontiers dans ses instructions « Voyez à vous contenir dans vos fonds » et proclamait l’économie l’égale en vertu de la fidélité, — de l’homme qui défendait au directeur de l’Académie de prêter les objets d’art du palais Mancini à qui que ce fut, voire à l’ambassa-

  1. Revue des Deux Mondes (janvier 1904).