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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/191

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de france

commandant des troupes, un officier du nom d’Aubry, la direction supérieure d’une colonie dont personne ne voulait plus entendre parler ni à Madrid ni à Paris.

Aubry gouverna loyalement et non sans habileté, s’efforçant de pacifier autour de lui, de contenir la haine des Peaux-rouges contre les Anglais et de préparer les colons à la venue redoutée des Espagnols. Les Anglais se trouvaient fort embarrassés de prendre possession d’un pays foncièrement hostile à leur race et dont les habitants manifestaient pour la domination française une sympathie qui, chose étrange et flatteuse, avait résisté à la défaite. Ils firent choix d’un Français, ancien commandant de la région de l’Alabama pour remplir les fonctions de surintendant des affaires Indiennes et demandèrent en maintes circonstances l’intervention des Français influents établis le long du Mississipi.

Le 10 octobre 1765 le fort de Chartres fut remis aux Anglais et la garnison française passant le fleuve s’établit à Saint-Louis. Ce ne fut que cinq mois après que don Antonio de Ulloa débarqua à l’embouchure du Mississipi, n’amenant avec lui que soixante soldats ; comme il commença