Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/188

Cette page n’a pas encore été corrigée
174
la chronique

fourrures, La Clède et Pierre Chouteau fondèrent dans le voisinage Saint-Louis où la prospérité ne naquît pas du premier coup si l’on en juge par le sobriquet de Paincourt sous lequel la future cité se trouva longtemps désignée.

La population des Illinois comprenait des colons agriculteurs, gens paisibles, mais enclins à la paresse, des trappeurs d’espèce remuante et difficile à tenir, quelques esclaves nègres, enfin des Indiens détériorés par le contact des blancs et par l’eau de feu mais devenus inoffensifs en même temps qu’incapables. Au-delà se tenait un cercle de tribus demeurées guerrières, avec lesquelles les Français avaient eu plus d’une fois maille à partir. C’est ainsi qu’en 1725 le fort d’Orléans, audacieusement planté deux ans plutôt par M. de Beaumont, non loin du confluent du Missouri et du Kansas, avait été pris d’assaut et toute la garnison massacrée. En 1752 le pays fut érigé en lieutenance royale par M. de Vaudreuil mais faute d’argent, de renforts suffisants et des autorisations nécessaires, MM. Macarty et de Neyon, les vaillants officiers chargés d’y exercer le pouvoir, ne purent faire profiter la France des immenses avantages que lui valaient la position et la fertilité des