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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/167

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de france

La houille latine.

Il y a, dans le livre de M. Novicow, un passage ingénieux et suggestif ; c’est celui que l’auteur consacre au rôle que la force motrice a joué et par conséquent peut jouer encore par rapport à la population. Le xixe siècle a été en quelque sorte le siècle de la houille ; or, il s’est trouvé que les principaux gisements houillers appartenaient aux pays anglo-saxons et germaniques. Le xxe siècle paraît devoir être le siècle de l’électricité et ce sera en ce cas le tour des latins, Italiens et Français, d’utiliser cette « houille blanche » emmagasinée à leur profit dans les flancs puissants des Alpes. Des deux côtés de l’énorme rempart, la force hydraulique coule à flots. Or, si la population de la Grande Bretagne qui, de 1600 à 1750 n’avait passé que de 5.500.000 à 6.336.000, a fait après la découverte et la diffusion de la machine à vapeur un bond prodigieux qui s’est traduit, entre 1750 et 1900, par une augmentation de 6.336.000 à 32.500.000, on peut s’attendre à ce que le midi de la France tout au moins, suive un processus analogue. La France, contrairement à ce que l’on répète souvent n’est nullement surpeuplée ; elle