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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/15

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La Chronique de France


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L’ENTENTE CORDIALE

L’année 1903 pourrait s’appeler, en ce qui concerne la France, l’année des révérences. Jamais le peuple français n’avait reçu et rendu autant de coups de chapeau, écouté et proféré autant de compliments, échangé avec autrui autant de paroles sucrées. Pour trouver, dans l’histoire contemporaine, quelque chose d’équivalent, il faudrait remonter à cette année 1867 qui vit tant de têtes couronnées affluer aux Tuileries, autour de Napoléon iii, alors à l’apogée de sa puissance apparente sinon de sa force réelle. Mais les révérences de 1867 n’eurent qu’une importance