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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/147

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de france

Ouzouf aux chefs kabyles et celui qu’à l’issue de la revue de Kreider il a adressé aux quatre-vingts chefs arabes réunis autour de lui, sont de vrais modèles du genre et si, comme on doit l’espérer, la traduction lue immédiatement après en a rendu le sens exact, de tels discours ont dû porter. M, Loubet a fait en termes simples appel à des sentiments simples ; il s’est gardé de parler de liberté, d’égalité et de fraternité, mots dangereux à jeter sur une foule arabe. Il a insisté sur la force de la France et sur les bienfaits de sa domination qui sont la paix et la sécurité rendues au pays ; et il a ajouté que la France saurait reconnaître par des bienfaits de plus en plus grands une fidélité de plus en plus complète. Son ton a été énergique sans cesser d’être paternel.

Aux colons, M. Loubet a fait entendre d’utiles appels à la concorde et il a ajouté quelques conseils pratiques en même temps qu’il a rendu à leur activité et à leurs efforts un juste tribut d’éloges.

Pourquoi faut-il qu’à travers ces belles manifestations, l’esprit de parti soit venu jeter une note de haine ? Le procédé par lequel le président du conseil imposa en quelque sorte au gouver-