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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/145

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de france

régime de la propriété était on ne peut plus compliqué ; on distinguait les possessions du gouvernement turc affermées à des Arabes qui les exploitaient plus ou moins régulièrement, celles des individus (très rares celles-là), celles des tribus, enfin les biens des mosquées et des confréries religieuses : le domaine de l’État français se forma peu à peu, tant par l’appropriation des territoires inoccupés que par l’expropriation des terres indigènes abandonnées ou appartenant à des rebelles.

Discours et incidents.

M. Loubet pendant son voyage ne s’est point ménagé ; la chose avait son importance. En France même, la localité devant laquelle le train présidentiel passe sans stopper se console en songeant qu’une prochaine occasion lui permettra d’acclamer le chef de l’État. Les populations algériennes ne sauraient se flatter du même avantage ; pour elles, l’occasion perdue sera longue à retrouver. Il était donc infiniment souhaitable que M. Loubet put se laisser haranguer par le plus de municipalités possible et accepter autant de banquets que