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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/143

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de france

faut encore décentraliser administrativement ; décidée sur les instances de Jules Ferry et commencée en 1896, la décentralisation est loin d’être achevée ; les services de l’armée, des cultes, de l’instruction publique, de la justice, demeurent dans la dépendance absolue de la métropole sans qu’on puisse en donner une raison de sérieuse valeur.

L’armée d’Afrique comprend tout le 19e corps d’armée avec la division d’occupation de Tunisie, c’est-à-dire outre les troupes détachées de la France, la légion étrangère et les corps spéciaux, (zouaves, spahis, turcos, chasseurs d’Afrique). Les Français et les naturalisés ne doivent qu’un an de service, à condition de demeurer dix années au moins, dans la colonie ; les musulmans ne sont pas astreints à l’obligation ; les turcos et les spahis se recrutent par engagements volontaires, avec primes. Les cavaliers et fantassins indigènes des territoires militaires sont constitués en goums, dont les officiers qui commandent ces territoires, prennent la direction en cas de besoin ; dans le Sahara on a constitué des corps de tirailleurs sahariens et de méharistes.

Placée sous le contrôle et la surveillance des