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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/133

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espérance, mais les troupes marocaines furent battues à l’Isly (1844) par le fameux maréchal Bugeaud qui avec Changarnier, la Moricière, le duc d’Aumale et tant d’autres vaillants soldats, incarne dans l’histoire les légendaires exploits de notre épopée africaine. En 1847, Abdel-Kader se rendit aux Français. Détenu à Amboise puis libéré en 1850 par le prince-président, il garda fidèlement la parole donnée et mourut à Damas en 1883 sans avoir jamais tenté de raviver la lutte ; en 1860 même, durant les massacres de Syrie, il prit noblement le parti des chrétiens persécutés.

L’extrême division des tribus arabes qui facilitait la conquête française, la retardait d’un autre côté ; on n’en avait jamais fini avec les nomades tour à tour retranchés dans les montagnes ou perdus dans le désert. La prise successive de Laghouat, de Ghardaïa, de Tougourt(1849-1854) conduisit nos troupes à la limite du Sahara cependant qu’elles s’emparaient peu à peu de la Kabylie. Puis le Sahara lui-même fut entamé : Ouargla, El Golea, enfin le Touat et Insalah furent occupés. Il reste à construire le Transsaharien qui devra mettre Alger en communication directe et rapide avec Saint-Louis.