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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/130

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la chronique

l’égoût », parfaitement aménagé ; à Pompéï, on avait déjà trouvé une salle de bains avec des tuyaux de plomb presque semblables aux nôtres et une trousse de chirurgien passablement complète… que n’avaient-ils pas inventé, ces Romains ?

La domination byzantine laissa peu de traces : il nous reste l’énorme citadelle élevée à Ammaedara par l’empereur Justinien. Les Arabes fondèrent plusieurs royaumes. Les plus prospères furent ceux de Fez, de Tlemcen, d’Alger, de Kairouan. Mais les ports de la côte les attirèrent surtout ; ils y créèrent de terribles centres de piraterie. D’abord les Sarrasins et ensuite les corsaires Turcs firent, quatre siècles durant, régner une sorte de terreur sur la Méditerranée. Le pillage des navires n’était que le moindre de leurs méfaits ; ils opéraient, sur les côtes de France, d’Italie et surtout sur celles d’Espagne et de Sicile, des descentes répétées au cours desquelles ils faisaient, parmi le meurtre et l’incendie, de véritables razzias d’esclaves. Il est incompréhensible que les puissances européennes, les plus directement intéressées à voir cesser un pareil état de choses, l’aient toléré si longtemps. Elles ne dirigèrent contre les forbans Algériens que de rares