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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/129

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les, Maures, etc., etc…), luttèrent infructueusement ; ils furent repoussés vers le désert ; seuls les Kabyles et les Touaregs représentent aujourd’hui leur race vaincue. Vaincus aussi ces Carthaginois dont le nom est familier aux écoliers, à l’esprit desquels il évoque la mauvaise foi traditionnelle ; mais ceux-là du moins ont laissé derrière eux des merveilles que Flaubert avait su deviner en écrivant son fameux roman Salammbo et que la patiente archéologie nous fait toucher du doigt. Les fouilles de Carthage ont déjà fourni les détails les plus curieux sur la civilisation punique. Il y a peu de jours encore, on découvrait l’ancien arsenal détruit par Scipion, contenant des milliers de projectiles en terre cuite inutilisés par les défenseurs aux abois. Plus loin, au-delà de Tunis, c’est Thugga, l’ancienne citadelle Numide embellie par l’art romain. Puis, la cité militaire d’Ammaedara, l’élégante et gracieuse Thysdrus, la commerçante Gighti et, dans la province de Constantine, la monumentale Timgad, avec son arc de triomphe, son forum, ses sanctuaires, son théâtre — voire même un très curieux établissement de latrines publiques présentant un système d’écoulement, de « tout à