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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/120

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la chronique

derrière lequel se dissimulent la faiblesse du chef et la médiocrité de beaucoup de ses collaborateurs. La présence de M. Rouvier à la tête du ministère des finances a suffi pour rendre quelque confiance à ceux que la politique de M. Millerand avait inquiétés et que les talents d’ailleurs réels de M. Caillaux, ministre des finances dans le cabinet Waldeck-Rousseau, n’avaient pas réussi à réconforter. Pour l’année 1903, le rendement des impôts et monopoles de l’État a donné une plusvalue de près de 133 millions[1] de francs par rapport aux évaluations budgétaires et de près de 151 millions par rapport au rendement de l’année 1902. Diverses causes accessoires peuvent être invoquées pour expliquer ces améliorations ; mais la première et la plus efficace c’est que le nom seul de M. Rouvier est devenu pour les Français, comme pour beaucoup d’étrangers, synonyme de sagesse et d’habileté dans le maniement des deniers publics. Notre ministre actuel est, à coup sûr, l’un des premiers financiers du monde ; et

  1. Un dédouanement anticipé sur les cafés se montant à environ 30 millions doit être imputé à l’exercice suivant — et il a été stipulé qu’il en serait ainsi, effectivement.