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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/118

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la chronique

l’un des plus exacts ; il explique à merveille en quoi l’initiative de M. Pelletan s’est exercée précisément au rebours de ce qu’il fallait. M. Hurt met en relief les défectuosités de notre organisation maritime déplorablement routinière ; il montre notamment pourquoi nos navires établis, sous prétexte d’améliorations et de progrès, sur des types différents et sans cesse modifiés, nous reviennent très cher, nous réservent des surprises désagréables et nécessitent de fréquents et coûteux remaniements. C’est là pour la marine française une cause permanente d’infériorité et si l’infériorité qui en résulte n’a pas davantage fait sentir ses effets, le mérite doit en être attribué précisément à ce corps d’officiers envers lequel M. Pelletan multiplie les manques d’égards, à ces équipages parmi lesquels il sème le découragement et la désaffection, uniquement préoccupé dans les intervalles que lui laissent les innombrables discours politiques qu’il prononce, de supprimer des postes d’aumôniers, de chasser les religieuses garde-malades des hôpitaux, de flagorner les ouvriers des arsenaux déjà très favorisés par rapport à leurs camarades. M. Pelletan écoute avec délices retentir sur son passage le