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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/117

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situation et ses « gaffes » ne se comptent plus. Doublé du légendaire M. Tissier (un professeur de chimie dont il a fait son chef de cabinet), M. Pelletan a semé à pleines mains dans tous les services les germes de désordre et de désagrégation. Abus de pouvoir, erreurs grossières, omissions invraisemblables, virements irréguliers, on peut tout lui reprocher. Jamais dans aucun pays un département aussi important que celui de la marine ne s’est trouvé remis en de pareilles mains ; jamais surtout une aussi dangereuse impunité n’a été assurée à l’artisan d’une semblable décadence. M. Pelletan est-il inconscient ? On serait tenté de le croire. Certains sont, en tous cas, plus coupables que lui : ceux qui, par intérêt de parti, le maintiennent à son poste tout en étant pleinement conscients de l’incapacité dont il y donne à chaque instant la preuve.

La presse étrangère, peu encline à prendre position contre le cabinet Combes parce qu’elle le voit à travers une politique extérieure aussi brillante que sage, n’a pas ménagé ses critiques au ministre de la marine. Parmi tant de réquisitoires dressés contre lui, celui de M. Archibald Hurt, dans la Fornightly Review, est probablement