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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/109

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de france

Une œuvre vaine.

D’échelons en échelons, M. Combes qui avait pris le pouvoir, disait-il, pour appliquer la loi Waldeck-Rousseau, c’est-à-dire pour réglementer et surveiller les congrégations en est arrivé à les détruire. Il a tenu à abolir toutes les destinctions que la loi spécifiait et à poursuivre avec un zèle égal les congréganistes prédicants aussi bien que les enseignants. Ceux qui se livrent à l’exercice de la charité, aux soins à donner aux vieillards, aux malades, aux infirmes n’ont été épargnés que dans la mesure où leur remplacement immédiat présentait de trop grandes difficultés. Il ne fait plus de doute pour personne que l’œuvre ainsi entreprise ne doive se poursuivre et s’achever. Cette œuvre est vaine. Qu’elle ait provoqué quelque scandale au dehors, dans les milieux libéraux, ce n’est pas surprenant. Un membre du gouvernement britannique, interrogé à la chambre des communes sur la légalité de l’expulsion des Bénédictins anglais établis à Douai, a traduit avec une sévérité discrète le sentiment général en manifestant sa surprise que le cabinet français ait pu juger une telle loi nécessaire. Le mot indique à la