Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/106

Cette page n’a pas encore été corrigée
92
la chronique

risées ou non, sont traquées et pourchassées de toutes les manières. Un projet de loi a été déposé qui retire aux premières le droit d’enseigner déjà refusé aux secondes. À peine le texte en a-t-il été connu qu’on a proposé par voie d’amendement d’étendre cette interdiction à tout le clergé, exception faite pour les séminaires où se forment les futurs prêtres. Il est vraisemblable que M. Combes acceptera cet amendement et qu’à cette occasion, il renouvellera ses précédentes diatribes contre le cléricalisme et contre les évêques principalement. Encore qu’il soit difficile de trouver à redire à la conduite de ses membres, le corps épiscopal n’a cessé, depuis un an, d’être en butte aux attaques, d’ailleurs vagues, du chef du gouvernement. Imprécis dans ses récriminations ce dernier est très formel dans ses menaces. En toute occasion, il évoque le spectre de la séparation de l’Église et de l’État ; tout en se défendant de désirer cette réforme, il a soin de répéter que les catholiques l’y acculeront par leurs incessantes révoltes. On se demande en quoi consiste lesdites révoltes. Nous avons blâmé tout à l’heure le rôle du clergé breton à propos de la statue de Renan ; nous n’hésiterions pas à blâmer de même tout incident