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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1903.djvu/100

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la chronique

jour bien fâcheux sur les ravages que l’esprit de parti peut accomplir dans la mentalité d’un professeur savant et bien intentionné ; le prestige des milieux universitaires français n’en sera point rehaussé au dehors. Taine aura sa statue et demeurera historien ; on n’en saurait prédire autant de son contradicteur.

Contre la domination romaine.

Le caractère contemporain des œuvres de Taine protégeait sa mémoire ; ses livres étaient là pour le défendre. Tout seul sur son socle géant, le pauvre Vercingétorix ne jouissait pas des mêmes avantages. Aussi s’en est-on donné de parler politique à l’ombre de son glaive formidable et de ses grosses moustaches. Nous accordons qu’il eût été difficile d’entrer dans le détail de ses exploits et plus encore de sa vie de famille. Nous ne savons pas grand chose de ce qui le concernait. Mais en dressant sur les hauteurs de l’Auvergne sa statue dominatrice, le génie opiniâtre et enthousiaste de Bartholdi rêvait de symboliser les glorieuses résistances de notre patrie aux invasions qui menacè-