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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/86

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la chronique

(77), les pharmacies (35), drogueries (184), etc… et enfin quelques industries ou commerces bizarrement choisis. C’est ainsi que l’administration signalait, l’an passé, à la charge des congrégations, 4 débits de liqueurs, 3 cabarets avec billard, 8 entreprises de douches, 1 de diligences et même 2 établissements forains ! On peut y ajouter 28 moulins et 1 magasin de verres de montre. Cette curieuse nomenclature prouve que les associations religieuses sortent parfois de leur rôle et s’oublient à exercer des métiers médiocrement utiles au salut des âmes. Mais d’autre part, les sommes mêmes inscrites au rôle des patentes indiquent qu’il s’agit d’entreprises assez minimes et de peu d’importance : la fortune congréganiste ne s’en trouve guère augmentée.

En adoptant le chiffre global de 800 millions et en le comparant à ceux qui représentent le nombre des congréganistes Français et les impôts qu’ils payent, on arrive à cette conclusion que chaque congréganiste représente environ un capital de 4.000 francs sur lequel le seul droit d’accroissement prélève à peu près 10 francs par an, sans préjudice des autres impôts. Aux yeux de bien des gens, qui n’avaient pas étudié jusqu’ici la situation