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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/76

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la chronique

et immobilière » elles constituent « plus ouvertement que jamais, un péril économique social ».

Les Deux Jeunesses.

Est-il vrai que le résultat de la fameuse loi de 1850 sur la liberté d’enseignement, qu’on appelle du nom de son auteur la loi Falloux, ait été de couper la jeunesse française en deux portions irréconciliables « moins séparées par leur condition que par leur éducation et qui grandissent sans se connaître », élevées « l’une à l’ombre du dogme, l’autre dans le rayonnement de la science » ; à ces deux conceptions un peu simplistes de la France pédagogique, adoptées par M. Waldeck-Rousseau et par M. Viviani, ne convient-il pas d’opposer celle de M. de Mun ? « Ce n’est pas deux, s’écrie-t-il, reprenant le mot d’un de ses collègues, mais vingt, mais trente jeunesses » qui s’échappent tous les ans des écoles et chez qui la formation intellectuelle est un combiné d’origine, de traditions, d’initiatives en sorte que « les doctrines de de leurs familles, les leçons de leurs maîtres et leurs propres tendances » ont participé à cette