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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/53

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pu s’en rendre compte en Extrême-Orient. Dans une interview qu’à son retour de Chine, le feld-maréchal de Waldersee accorda à un représentant d’un grand journal parisien (interview dont les termes ne furent pas démentis), le maréchal aurait dit en comparant favorablement la discipline Française à l’Allemande : « Vous employez évidemment d’autres moyens que nous, mais vous arrivez au même résultat ».

La question n’est donc pas de savoir s’il faut adoucir la discipline actuelle, mais s’il faut la transformer. Ce n’est pas la modification du procédé que poursuivent les réformateurs, c’est le renversement du principe. Si la France s’éprenait sérieusement de leur point de vue, elle n’aboutirait vraisemblablement qu’à faire de son armée, sous le rapport de la tenue et de la valeur de l’effort individuel, une médiocre garde nationale. En tous cas, si même une telle réforme n’était pas imprudente, ce n’est pas par la révolte d’en bas qu’elle pourrait s’accomplir et loin de la préparer, c’est la rendre plus difficile encore que de laisser attaquer les officiers avec la violence haineuse qui caractérise les pamphlets édités par le parti socialiste antimilitariste ; le gouvernement