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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/44

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la chronique

major travaillant à la fois avec un généralissime permanent et un ministre qui change selon les vicissitudes parlementaires, leurs actes contrôlés par un Conseil qui les surveille sans pouvoir les dominer, le Président de la République incarnant comme chef suprême la suprématie du pouvoir civil, enfin l’ingérence du Parlement facilitée par la discussion du budget annuel, c’est là un ensemble d’institutions présentant un heureux caractère d’équilibre et d’élasticité. Une sage démocratie s’en contenterait ; mais il est dans les traditions jacobines d’exiger davantage, et c’est sous leur influence que récemment le ministère de la Guerre a pris une teinte politique plus accentuée en même temps que sa domination sur les autres rouages directeurs de l’organisation militaire s’est affirmée de plus en plus.

Cela a suffi pour causer quelques appréhensions aux alliés de la France.

Ces appréhensions se sont traduites par divers articles parus dans les grands journaux Russes et qui ont été très remarqués. « Jusqu’à ces derniers temps, a dit la Novoie Vremia, l’armée Française a été considérée par les plus puissantes années européennes comme une égale, comme un organisme