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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/43

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encore loin d’équivaloir pour l’officier marié à la perte de son ordonnance. Il faudrait encore obvier aux inconvénients résultant des contacts forcés entre soldats et domestiques civils et prévoir pour le temps de guerre, une organisation différente, celle-là devenant à tous points de vue, impossible.

À propos de certaines mesures prises par le général André et qui amenèrent la retraite du général Delanne et du général Jamont, nous avons étudié l’année dernière[1] la question des rapports entre le ministre de la Guerre, le chef d’État-major général, le généralissime désigné pour le cas de guerre et le Conseil supérieur de la guerre. Elle est très délicate. Du reste la question du commandement suprême est toujours délicate, qu’il appartienne de droit à un souverain qui peut le mal exercer ou en abuser, ou bien qu’il soit délégué par une assemblée sujette à le rendre instable et à en entraver le libre exercice. L’organisation Française actuelle n’est rien moins que logique, mais elle est ingénieuse : le chef d’État-

  1. Voir la Chronique de 1900, pages 45, 46, 47.