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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/266

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la chronique

… Et nos beaux Sèvres élancés
Vous présentent, entre leurs anses
Des lilas de tous les Passés
Des roses de toutes les Frances.

le discret salut à l’Impératrice Eugénie et à sa beauté :

… Et, Madame, cette Psyché
S’y connaît en impératrices.

le petit cours d’histoire finement introduit :

… C’est ici que, soumis aux charmes
De cette archiduchesse en larmes
Qu’il se fiança par les armes,
Un doux Napoléon premier
Tailla des tilleuls et des charmes ;
Que l’Aigle, un jour, devint ramier…

puis surtout, à propos de la visite à la Cathédrale de Reims, le magnifique rappel de Jeanne d’Arc :

Car c’est Elle — elle en a le droit —
Qui sur son bouclier les trie
Et puis qui les sacre du doigt
Les amis de notre patrie !

et enfin le joli rapprochement de la fin :

… Parmi les mêmes bois,
Dotés de la même lumière —
Sous les mêmes tilleuls épais
Où je voyais marcher naguère