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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/236

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la chronique

ses facultés admiratives pour les constructeurs d’aéronefs, d’aéroplanes et d’autres appareils coûteux et compliqués dont les formes imprévues découpent dans l’atmosphère de bizarres silhouettes. La fondation de l’Aéro-Club de France, la création par M. Henri Deutsch, de la Meurthe, du prix de cent mille francs et les courses de l’Exposition ont beaucoup contribué aux efforts aéronautiques de ces dernières années ; la France y tient le premier rang ; et s’ils n’ont pas abouti jusqu’ici à des solutions satisfaisantes, ils entretiennent du moins un état d’esprit favorable au progrès.

L’automobilisme est dans une situation bien différente. Là aussi, la France domine, mais sa domination est lucrative ; elle exerce une sorte de monopole pour la construction et ce ne sont guère que des marques Françaises qui affrontent les grandes épreuves comme Paris-Bordeaux ou Paris-Berlin. Par contre, elle a eu à sa charge le souci et la dépense des tâtonnements inévitables du début. Les principaux sont venus de ce que les constructeurs ont accolé leurs moteurs à des formes de voitures existantes au lieu d’accommoder les formes de la voiture aux exigences du moteur. Ils