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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/218

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la chronique

Il convient donc de ne point viser si haut ; aussi bien, sur un pareil sujet, rien ne saurait remplacer les publications techniques et spéciales. Bornons-nous, pour cette fois, à souligner quelques points relatifs au rôle que joue l’activité Française dans le mouvement universel et notamment dans ces diverses branches de la science qui, par leurs applications, forment, si l’on peut ainsi dire, la carcasse de la civilisation présente : l’électricité — les produits chimiques — les transports.

L’Électricité à l’Exposition.

Il était entendu, depuis longtemps, que l’électricité serait la souveraine incontestée de l’Exposition de 1900 ; aussi les visiteurs éprouvaient-ils quelque surprise à ne point l’y rencontrer, assise sur son trône, dans un palais central. C’est que les monarques, de nos jours, sont énormément occupés ; ils courent sans cesse d’un bout à l’autre de leurs domaines pour répondre aux exigences de leurs sujets. À l’Exposition, l’électricité était partout ce qui était cause qu’on ne la voyait nulle part. Elle fournissait abondamment l’énergie et la