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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/207

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de france

La Défense des Colonies.

Les régiments de marche créés pour l’expédition de Chine ont complété à vingt-deux les régiments d’infanterie coloniale ; il faut y joindre les corps composés d’un seul bataillon ou d’une seule compagnie, les indigènes dont l’infanterie coloniale fournit les cadres, les spahis Sénégalais, les spahis Soudanais et deux régiments d’artillerie. Les régiments coloniaux stationnés en France y forment un corps d’armée ; ils sont à Brest et à Toulon et l’artillerie à Lorient. Aux colonies, l’infanterie fournit deux régiments au Tonkin, un en Cochinchine, un en Nouvelle-Calédonie, deux à Madagascar, un au Sénégal. La Martinique a un bataillon à quatre compagnies, la Guyane un à deux compagnies La Guadeloupe et Tahiti ont une compagnie. L’élément indigène est de plus en plus considérable. L’Indo-Chine fournit un régiment Annamite et quatre Tonkinois. Deux régiments de tirailleurs Sénégalais occupent le Sénégal et le Soudan ; un autre est à Madagascar ; des bataillons indépendants sont au Chari, à Zinder, à la Côte-d’Ivoire ; un autre à Diego-