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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/191

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l’homme d’État fut demeuré stérile. La puissance Française en Extrême-Orient, s’appuiera longtemps encore sur la gloire de Fou-Tchéou.

Le traité de Tien-Tsin signé le 9 juin 1884 et par lequel l’Annam et le Tonkin passaient sous la suzeraineté définitive de la République Française fut suivi de près par une convention réglant l’exercice du protectorat sur le Cambodge, et le 17 octobre 1887 un décret présidentiel créa le gouvernement général de l’Indo-Chine. L’autorité du gouvernement général s’étend sur les différents pays qui composent ce qu’on nomme en général l’Indo-Chine Française, c’est-à-dire : le royaume du Cambodge peuplé d’environ 2.300.000 habitants et ayant un mouvement commercial de 40 millions de francs ; la Cochinchine où, sur un total de 1.876.000 habitants il y a déjà près de 2.500 français et où le mouvement commercial atteint 122 millions de francs ; l’empire d’Annam avec ses 5 millions d’habitants ; le Laos et le royaume de Luang-Prabang situés sur le Haut-Mékong — enfin le Tonkin, le dernier venu de tous et déjà le plus entreprenant et le plus prospère. Au Tonkin se rattache le territoire de Kouang-Tchéou-Ouan cédé par la Chine en