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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/168

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la chronique

nait évident que l’insouciance du Roi et de ses ministres et l’ignorante indifférence de l’opinion stériliseraient tous les efforts de nos colons. En 1739, les Mahrattes, sous Ragoglu, leur chef, avaient dû reculer devant Dumas, gouverneur de Pondichéry, auquel, deux ans plus tard, succéda l’illustre Dupleix. Quand éclata, en Europe, la guerre de la succession d’Autriche, elle eût, au loin, son contre-coup. Mais Dupleix, renforcé par La Bourdonnais, s’empara de Madras, remporta, avec deux cents Français, la victoire de San-Thomé (1747) sur cent mille Hindous, enfin défendit glorieusement Pondichéry (1748). Cette même année se signa la paix d’Aix-la-Chapelle et Louis xv qui faisait la guerre « en roi et non en marchand, » rendit Madras !

En 1750, la guerre reprit pour la succession du Dekkan et du Carnatic. Dupleix, La Touche et Bussy écrasèrent la cavalerie Mahratte dans quatre combats successifs. Dupleix était puissant ; il avait, avec cinq provinces, formé sur la côte d’Orissa un véritable royaume dont Mazulipatam était la capitale ; le pavillon britannique ne flottait plus sur Madras. Alors les intrigues opérèrent a Versailles ce que les canons n’avaient pu faire en