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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/159

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au cours de 1901, le changement le plus significatif et le plus heureux. Pour que le nouveau Prince de Galles, lors de sa réception solennelle à Guildhall, au retour de son voyage autour du monde, n’ait pas seulement rendu aux Français du Canada et aux Français de Maurice un délicat hommage, mais qu’il ait cru pouvoir encore désigner la France elle-même par ces mots : the great and friendly nation across the channel, il faut qu’on se sente, à Londres, bien loin du jour néfaste où Sir Edmond Monson fit près de M. Delcassé une démarche menaçante et imprudente que la présence d’esprit et le sang-froid du ministre Français empêchèrent seuls de porter ses fruits redoutables. Que le danger alors ait été grand, on le savait depuis longtemps ; mais en sait maintenant qu’il fut plus immédiat que l’on n’avait cru.

Le Figaro du 5 juillet 1901 publia sous le titre : « Propos de Félix Faure » une révélation sensationnelle sur les mesures de défense prises secrètement par le gouvernement au lendemain de Fachoda. On crut d’abord à une mystification, mais le récit mis par le signataire de l’article dans la bouche du défunt président fut de tous points confirmé par ceux qui se trouvaient en cause.