Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/154

Cette page a été validée par deux contributeurs.
142
la chronique

part des soldats et deux missionnaires. À travers le flot de déclamations creuses et de fulgurantes apostrophes qui émaillèrent la discussion, il fut visible que les fautes commises avaient été rares et légères et la publication du rapport lui-même confirma cette impression. Le bon renom des troupes Françaises en Chine, établi déjà par divers faits significatifs et par des témoignages dignes de foi, demeure, en somme, indemne de toute atteinte grave.

Le Tsar à Compiègne.

Il est assez oiseux d’épiloguer sur les origines de la visite en France de l’empereur et de l’impératrice de Russie. Tout le monde en a été surpris : Français et étrangers. C’est cette surprise qui est elle-même surprenante. La République n’eut pas possédé un ministre des Affaires étrangères digne de ce nom, si l’on n’eût pas réussi à convaincre le chef de la nation alliée, que cette visite était devenue indispensable ; et, comme elle n’aurait pu avoir lieu l’année prochaine, à cause du renouvellement de la Chambre des Députés, il n’y avait plus de temps à perdre. La présence de