Ouvrir le menu principal

Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/138

Cette page a été validée par deux contributeurs.
126
la chronique

aussitôt donné à l’amiral Birilef déjà en route, l’ordre de revenir à toute vapeur sur Nice où le Président devait séjourner avant de se rendre à Toulon, cette démonstration significative mit fin aux commentaires intéressés. Quelques torpilleurs demeurèrent à Toulon pour y représenter la marine Russe et il devint clair qu’en s’abstenant de faire participer à ces fêtes une trop forte escadre, la Russie, d’accord avec la France, avait voulu que le caractère n’en fut point faussé. Il convenait que l’Europe ne vit point la conclusion d’une alliance à trois, là où il ne pouvait y avoir que l’échange entre deux nations voisines de témoignages d’amitié et de sympathie. De la sorte tout se passa à merveille. À Nice, M. Loubet reçut l’hommage de la flotte Russe en même temps que les visites du prince de Bulgarie et Grand-Duc Boris. À Toulon, il trouva en plus de la flotte Italienne commandée par le duc de Gênes, le cuirassé Pelayo qui lui apportait le salut du roi d’Espagne et de la reine-régente. On remarqua la franche cordialité des toasts prononcés en cette circonstance et le ton significatif des télégrammes échangés entre le président et le roi d’Italie.